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Bonjour à tous et bienvenue.

Grand passionné du milieu aquatique, des poissons, des plantes et de l'environnement qui les entourent, je souhaite vous faire partager à travers ce blog, cet univers si fascinant et captivant qu'est l'aquariophilie.

Ce blog, ce veut ouvert et sans aucune science infuse. Tout vos commentaires, expériences, questions ou corrections de mes écrits seront évidemment les bienvenues.

Je vous souhaite bonne lecture.

mardi 28 février 2012

Astatotilapia Calliptera Thumbi East

ASTATOTILAPIA CALLIPTERA THUMBI EAST
 
 
 
 
 
 


Famille : Haplo ou Mbuna (Les avis divergent)

L'astatotilapia est répandu sur l'ensemble des cotes du lac avec des coloris assez différents suivant sa localité. Il peuple également les différentes rivières avoisinantes du lac. Il "pourrait-être" (sources Ad. Konings) à l'origine de nombreuses espèces de cichlidés peuplants le lac. Et toujours selon Ad. Konings,  celui de la localité de Chizumulu devrait être classée dans une autre espèce, de part sa coloration spécifique.

Nourriture :
A l'état sauvage, il est omnivore (algues, plantes, alevins, insectes, aufwuchs.....), en fait tout ce qui lui passe à porté de bouche. En aquarium, je le nourri de paillettes traditionnelles et de temps en temps certaines enrichies en spiruline, mais il a tendance a recracher les granulés. Il fouille régulièrement le sable, à la recherche, je pense, de résidu.

Maintenance :
Je maintiens un couple de la locolité Thumbi East dans un 360 litres, avec un groupe de 5 Melanochromis maigano, un groupe 7 Pseudo ZLP, un couple de Maylandia zebra chiofu et un couple de Friery Iceberg. Il reigne en roi. Il defend avec rage son territoire, mais ne harcèle aucun collocataire. Il est trés vif et ses chasses sont courtes mais assez (voir carrement) violentes sans s'acharner pour autant. Ses coup de gueule laissent souvent voler quelques écailles. Je ne conseille pas la maintenance avec d'autres haplos timides ou mbunas trop calme. Je pense et j'en fais l'expérience avec mon 360l (mais madame ne m'a pas trop laissé le choix, je viens de troquer mon 450l pour le 360), qu'il lui faudrait au moins 500l.

Reproduction :
Comme la plupart des cichlides du lac malawi, c'est un incubateur buccale. Le male est plutot chaud-lapin. Apres avoir creusé le sol pour former un nid, souvent dans un lieu emcombré (au pied du belle roche, sous un voute, au pied de massif de plantes,....), il courtise la femelle avec insistance, et peut meme devenir légérement agressif. Il prend alors des couleurs splendides, toutes nageoires déployer en frémisant devant la femelle, jusqu'à ce qu'elle degne bien le suivre dans son nid. Les temps d'incubation est donné pour 14 jours. Sur les repros que j'ai eu depuis que je maintiens ce couples, les incubations étaient de l'ordre de 17-19 jours.


Photo de mon couple Thumbi East
Le male :




La femelle

Le couple




dimanche 26 février 2012

La découpe du verre

Un petit post simple, mais non exhaustif, sur la découpe du verre.

J'ai eu la chance, il y a quelques mois, de pouvoir récupérer plusieurs plaques de verre de 6mm d'épaisseur, en vue de faire plusieurs bacs destinés aux reproductions. Mais je n'avais jamais coupé de verre, et je ne savais pas trop comment m'y prendre.

Apres plusieurs recherches sur internet, je décide enfin
de me lancer, et je me suis équipé du matériel suivant:

- 1 outil pour couper le verre à molette (pour la coupe évidemment)
- 1 petit indélébile (pour le traçage)
- 1 grande équerre de maçon (pour l'équerrage et les coupes longues)
- 1 équerre de charpentier (pour l'équerrage et les coupes courtes)
- des chiffons blancs (pour le nettoyage, la manipulation et la casse du verre)
- 2 pinces à crémaillère (pour le maintien des équerres)
- De l'acétone (pour le dégraissage), certain utilise du pétrole, et il serait à priori plus approprié, mais je ne suis expert.    
- 2 crayons (pour le support de casse)
- Du papier à poncer granulométrie 150 (pour casser les arrêtes de coupes)



Apres avoir défini les dimensions des bacs je me lance dans les coupes.

J'ai procédé comme suit, pour la totalité des coupes. Les premières n'étaient franchement pas du tout une réussite, mais petit à petit le coup de main est venu et les dernières étaient même plutôt pas mal, mais j'ai été obligé de rusé (voir plus bas).

Tout d'abord, il faut dégraisser la zone de coupe avec un chiffon et de l'acétone. Ensuite, j'ai trace deux repères sur l'axe de coupe aux 2 extrémités, puis je positionne l'équerre et la fixe avec les pince mais à peine serrées pour pouvoir ajuster. 







Après avoir positionné sommairement l'équerre, je l'ai ajustée en positionnant le coupe-verre sur mes repères de chaque extrémité tout en serrant les pinces définitivement. Jusque-là, rien de bien compliqué.


Vien ensuite le moment qui fait monter la tension, le rayage du verre. Sur les différents articles que j'ai pu trouver sur le net, la plupart des démonstrateurs tiennent leur outil un peu à la manière d'un stylo. Personnellement, je n'ai pas réussi à rayer le verre correctement en maintenant l'outil de cette manière. J'ai légèrement improvisé et j'ai fini par trouver la méthode qui me convenait le mieux. Je serre le manche à pleine main et je positionne le pouce sur le bout du manche. Le geste doit être régulier et ininterrompu, la pression sur l'outil assez ferme de manière à entendre correctement la rayure se faire. Malgré des rayures assez prononcées, lors des premières coupes, le verre se fendait de temps en temps, légère en biseau. J'ai remédié au problème en rayant le verre des 2 côtés, ce qui m'a permis d'avoir des coupes vraiment droites et perpendiculaires. Attention toutefois à ce que les rayures soient parfaitement alignées.

Une fois le verre préparé à la casse, j' ai utilisé 2 crayons (mais n'importe quel autre outils régulier peut faire l'affaire), et ont été positionnés sous le verre, à l'endroit de la coupe.

Une brève pression, assez bien appuyée, avec les paumes des mains, protégées par des chiffons, de chaque côté, permet la casse du verre. Cette manipulation est à réaliser avec des protections sur les mains. Il peut arriver que le verre casse un peu à sa guise et ça ne vaut pas le coup de prendre des risques inutile. Des lunettes sont aussi utiles, car lors des casses de verres, certains petits éclats peuvent gicler.

Honnêtement, je pense n'être pas trop mauvais bricoleur, et pourtant je n'ai pas trouvé cela aisé. Les premiers essais ont même été peu concluants. Je n'ai rien inventé sur la technique de découpe, mais je souhaite juste vous faire partager cette expérience que je réitérerai.

Article à venir "L'assemblage des bacs" ........

samedi 7 janvier 2012

Mon ancien bac planté

Un bac que j'ai arreté il y a quelques mois par faute de temps, mais que je regrette pas mal aujourd'hui.








dimanche 26 décembre 2010

Le principe et la mise route d'un filtre à décantation interne

La plupart des aquariums supérieurs à 90 litres vendus dans le commerce sont équipés de décantation interne.

Il s'agit dans la majorité des cas d'un bloc en plastique séparé en trois compartiments et collé sur l'une des faces de l'aquarium. Personnellement, je préfère les bacs où la décantation est collée sur l'un des côtés du bac. Je pense qu'elle permet ainsi, un meilleur brassage de l'eau.

Vous trouverez sur la photo ci-dessous le principe de base d'une décantation classique.

   Sur cette image, la flèche jaune représente le sens de circulation de l'eau.

   Cette décantation n'étant pas équipée d'aspiration haute, j'ai depuis, fais une entaille sur le haut de cette cuve à l'aide d'une cisaille, afin que l'eau de surface soit aussi filtrée. Cela évite ainsi qu'une pellicule disgracieuse ne se forme en surface. Un petit conseil, si vous pensez faire une entaille, ne la faites pas trop large, surtout si vous souhaitez, maintenir de petites espèces, type néons, cardinalis, et autres, elles auront vite fait de se retrouver dans le filtre.

   Le 1er compartiment, celui où se trouve les grilles d'entrée d'eau, reçoit en général le chauffage, de type thermoplongeur.

   Le second accueil les éléments de filtration et le dernier, la pompe.



   Je ne rentrerai pas dans le détail pour cet article, concernant les parties chauffage et pompe. Il faudra toutefois compter sur une moyenne de 1 watt par litre d'eau pour le chauffage, mais cela dépend de la température ambiante dans laquelle se situe l'aquarium et de la température nécessaire au bien-être de vos pensionnaires. Et concernant la pompe, elle dépendra vraiment du type de poisson que vous souhaitez maintenir. 1,5 fois le volume du bac à l'heure, me semble un minimum, pour un bon fonctionnement de la filtration. Je vous conseille si possible, l'achat de pompe volontairement surdimensionnée, mais dont le débit est réglable, elles vous permettront d'ajuster en fonction des espèces hébergées. L'ajout de pompes de brassage supplémentaires peut parfois s'avérer nécessaire.


   Concernant la partie filtration, elle doit être capable d'assurer deux fonctions primordiales : La filtration mécanique et la filtration biologique (on peut éventuellement rajouter la filtration chimique, mais je n'en suis pas du tout adepte).

   La filtration mécanique, doit être placée en tête des éléments de filtration, dans le sens de circulation de l'eau. Elle a pour but de stopper les différents déchets et impuretés de l'eau pour deux raisons. La première, qui peut paraitre la plus évidente est la propreté "visuelle" de l'eau du bac. Et la seconde, toute aussi importante si ce n'est plus, est de réduire au maximum l'encrassage, puis le colmatage de la filtration biologique.

   La filtration biologique a pour rôle principale d'éliminer, ou plus exactement de transformer les nitrites en nitrates. Cette transformation est faite par des bactéries dénitrifriantes qu'il faut absolument trouver en quantité suffisante pour maintenir un taux de nitrite le plus bas possible. Cette transformation est l'une des différentes étapes du cycle de l'azote, que vous trouverez correctement expliqué un peu partout sur le web. Il faut donc que ces bactéries puissent s'installer correctement et surtout perdurer dans le bac et sa décantation.

   Après la partie "Théorique", je vais vous détailler ma façon de procéder pour la mise en place des différents éléments de filtration. Une chose qui peut paraitre évidente, mais importante, pensez à bien positionner les éléments de filtration en fonction du sens de circulation de l'eau. Avec en 1er, la filtration  mécanique et en 2nd la filtration biologique. Dans le cas, de la décantation en photo ci-dessus, il faut donc commencer par positionner la filtration biologique.

    - 1ère étape : la mise en place des nouilles de céramique.
   Il existe aujourd'hui, une multitude de produit destiné à la filtration biologique. Pour ma part, je suis resté fidèle aux nouilles de céramique qui me suivent depuis mes débuts en aquariophilie.



Ces nouilles ont une surface poreuse importante, et permettent donc une bonne colonisation des bactéries dénitrifiantes.


  
Elles sont généralement vendues avec un filet destiné à faciliter leur récupération dans le filtre pour leur remplacement.


 Il est préférable de séparer en plusieurs petits sachets ces nouilles pour permettre un changement progressif de ces nouilles.

 
   Il ne faut surtout les remplacer en totalité en même temps. Cela provoquerait la disparition quasi totale de la colonie de bactéries et risquerait d'engendrer une forte montée du taux de nitrite si néfaste à l'ensemble des occupants de nos bacs. Personnellement, je les remplace avec 2 mois d'intervalle.

   Lors de leur installation ou de leur remplacement, je les ensemence de bactéries "souches". On les trouve dans n'importe quel commerce aquariophilie sous forme liquide en différent format.




   - 2ème étape : La mise en place de la ouate ou Perlon (filtration mécanique fine)






 La ouate est une sorte de coton synthétique qui filtre l'eau de manière très fine. Elle permet donc de retenir les plus petites impuretés en suspension dans l'eau, et d'avoir ainsi une eau propre au sens visible du terme. Pour cette raison, à chaque démarrage de bac avec sable et décor, je l'utilise seule dans la décantation, avant la mise en place de la filtration définitive. De cette manière l'eau s'éclaircit plus vite, et évite surtout de charger inutilement les nouilles de céramique en diverse impureté, ce qui réduirait la bonne colonisation en bactérie.



   - 3ème étape : La mise en place des mousses "bleues"

  


   Les mousses "bleues" existent en différentes porosités, taille et forme. Certaines sont même adaptées à certains fittres.
  


   Il n'est pas toujours évident de trouver ces mousses à la taille du filtre que l'on souhaite équiper. C'est pour cette raison que je les achète en gros bloc et que je découpe mes morceaux à la taille que je souhaite.
  
  
   Je vous conseille l'utilisation d'un cutter avec une lame neuve, les coupes ne seront que meilleures. Prévoyez également de les couper de 2mm de plus que la mesure, ceci permet de les inserer légèrement en force et de gommer les imperfections des coupes contre les parois.

 

     A la mise en place de chaque élément, je les arrose de quelques gouttes de souches de bactéries. Cela facilite le démarrage. Toutefois, je vous déconseille fortement d'introduire vos pensionnaires avant les 3 semaines de démarrage classique, le temps de la mise en place d'un cycle de l'azote"mûre".






Depuis quelques années, pas mal de constructeurs de filtres et de systèmes de filtrations suggèrent l'installation des éléments de filtration dans la manière suivante (toujours dans le sens de circulation de l'eau) : Perlon - mousse bleue grosses mailles - mousse bleue mailles fines - nouilles (ou autres supports bactériens).

Ce principe de filtration fonctionne tout à fait correctement pour ce qui est son rôle premier.

Par contre, il possède un gros inconvénient, surtout sur bac planté à très planté. Le perlon, situé en tête de filtration, s'ancrasse très rapidement avec la décomposition des plantes, et le débit de la pompe devenant plus important que le temps nécessaire à l'eau pour traverser la filtration, le compartiment ou se situe la pompe se vide, et celle-ci se retrouve avec trop peu d'eau.

Dans ce cas, nous avons 2 problèmes :

- le 1er (le plus évident) est que la pompe étant faite pour travailler en milieu immergé aura tendance à chauffer.

- et le second moins évident, mais plus catastrophique, est que le peu d'eau étant remontée, est surchargée en oxygène, et peu déséquilibrer complètement un bac (augmentation rapide du Ph, prolifération d'algues,...). Il est donc, à mon sens, peu recommandable pour un bac planté.

Toutefois, pour un bac démuni ou presque de plante, il peut s'avérer très efficace. Par exemple, dans le cas d'un aquarium destiné aux cichlides des grands lacs africains, les bacs étant volontairement surpeuplés, les mousses bleues peuvent augmentées la surface colonisable par les bactéries, et ainsi améliorer la filtration biologique, grandement nécessaire aux aquariums surpeuplés.